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L'histoire de la Ferté Alais est riche de son patrimoine, de ses évènements mais également de ses Personnages.
Je vous propose de vous faire découvrir les personnages de la Ferté Alais au temps des cabarets.
Mais comment connaît-on la petite ville de
Son église Notre Dame, première église gothique de France dit-on ?
Ou encore son meeting aérien ?
Pour la grande reine Anne de Kiev, ses anciennes foires ou son cresson ? On soupçonne la richesse de son passé, par son patrimoine choyé par les rois, son histoire ponctuée de féodalité, d’impertinence et de résistance.
Il faut bien l’avouer, beaucoup de Fertois ignorent son passé au temps du cabaret, ne connaissent ses quelques , qui pour certains sont connus à travers le monde.
Il se raconte même, que le Quadrille du Gâtinais aurait donné naissance au Chahut
qui deviendra le French cancan, mais laissons là ces potins et cheminons dans les tourbillons de cette époque !
Au-delà des personnages que nous allons conter, il y a d’abord une situation historique. Je vous propose de vous laisser aller à travers les bouillonnements d’idées d’égalité et de justice mêlés de déportation à l’autre bout du monde où l’on y transportait les satanés « incorrigibles ».
Et puis, il y a aussi le spectacle ! La poésie ! A la cantonade et gratis, les repas offerts à 3000 chiffonniers, les Huissiers de justice accueillis par Maxime Lisbonne entouré de superbes lions, le pathétisme d’un Valentin le Désossé, « dresseur » de ces dames, comme aimait à l’appeler avec ironie Henri de Toulouse Lautrec…
Remontons au Paris des années 1830, celui des grands chantiers Haussmanien, qui déplacent la population du centre de Paris, du « ventre de Paris », vers les faubourgs et les petites montagnes environnantes : Ménilmontant, Montmartre, Issy les Moulineaux…
C’est la grande époque du grès, que l’on vient extraire des carrières de nos villages et dont la mémoire raconte encore cette grande histoire et qui mettra en exergue une immigration naissante, italienne, polonaise.
Là, ce n’était pas le maillet de la justice qu’on entendait frapper sourdement, mais bien celui des carriers qui classaient le grès
à sa façon de résonner sous la mailloche :
Pif, si le grès est très dur
Paf, s’il est moins résistant
Pouf, s’il est pourri et qu’il s’effrite ;
Pouf, s’il est pourri et qu’il s’effrite ;
Royal s’il se sculpte, il sera alors destiné aux Princes et aux châteaux.
A la fête patronale, le 16 août, on y faisait ripaille et bombance. Paris se construisait goulûment du temps
d’Haussmann, pendant qu’ici, on dévidait les carrières, qu’on crevait tant bien que mal du mal de
Saint Roch, comme ils appelaient la tuberculose des carriers.
Paris au temps d’Haussmann c’est aussi
Une « année terrible » comme l’écrira Victor HUGO.
Dans les quinze dernières années du siècle, les quartiers de Paris sont en perpétuel chantier. On y élève le Sacré Cœur et les principales artères du Montmartre récent sont percées ou rénovées.
On voit disparaître le Montmartre populaire et ses personnages traditionnels. Souvenez-vous les lavandières, les camelots, les trottins, les filles de joie, les entremetteurs, les vagabonds, les ouvrières ou les bourgeois en goguette, les couturières, les rémouleurs, les vitriers hommes sandwichs…
C’est aussi une époque où le cinéma, la télévision… n’existent pas encore, mais où les cabarets, les chansonniers tiennent une place importante. Les artistes impressionnistes commencent à peindre et à représenter une réalité sociologique, les écrivains comme Victor Hugo, Emile Zola, dépeignent une situation sociale dramatique.
D’abord, de nombreux personnages de cette époque du cabaret ont séjourné à
Les dessinateurs de l'époque, Georges Hautot, Léon et Jean Cheval et Poulbot viendront à la Ferté Alais.
Mais encore ?
Ensuite, notre région du Gâtinais est associée à cette époque d’une part, par l’extraction du grès, mais également son fameux Quadrille, et ses autres personnages comme Aristide Bruant à Sens ou Jane Avril à Corbeil.
Le 25 mai 2005, La ville de
C’est pour notre ville l’occasion de retrouver son passé du 19ème siècle, du cabaret parisien tant attaché à la culture du Gâtinais, de côtoyer les peintres impressionnistes et notamment Henri de Toulouse Lautrec qui immortalisera certes, d’une part Valentin le Désossé et le Moulin Rouge mais également le Divan Japonais tenu justement quelques temps par… Maxime Lisbonne !
On signalera également les tombes de Zozo Poulbot,
Celles du peintre Prosper GALERNE, de Georges HAUTOT, de Jean et Léon CHEVAL, le clown, et les autres... qui reposent toutes et tous au petit cimetière de
La ville de
Aristide Bruant ou encore les danseurs comme Jules RENAUDIN, dit « Valentin le Désossé » qui vécu à
Il se pourrait, qu’au hasard, l’on y aperçoive quelques pas du French Cancan, danse, dit-on, adaptée d’un Quadrille du Gâtinais qui servait autrefois à ouvrir les bals de mariage…et à les fermer !
Cette histoire des personnages de notre ville, souvent de bric et de broc, à couper au couteau pour ceux-là, qui leurs vies durant s’en furent cahin-caha, fait partie du patrimoine de notre ville, et finalement, cette histoire c’est
un peu la nôtre.
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