histoire de la ferté alais

La Ferté Alais et la guerre 14-18

14-18 La guerre à la Ferté Alais

La Guerre de 14-18 a duré quatre ans. Elle a provoqué la mort de huit millions d’hommes. Elle a déterminé l’effondrement de trois empires, à Berlin, à Vienne et à Moscou.

Cette guerre de 14-18 a ruiné des provinces sur les fronts occidental et oriental. Elle a été la première guerre industrielle, celle des inventions techniques incessantes, des productions massives, des mobilisations générales de toutes les ressources humaines, économiques, mécaniques.

Ordre de mobilisation 2 aout 1914

les victimes de la guerre de 14-18 étaient de toutes nationalités et de toutes origines, d’Europe, d’Amérique du Nord, des nations du Commonwealth et des peuples colonisés, en Inde, en Indochine, en Afrique. Elle s’est faite partout, sur terre et sous terre, sur l’eau et sous l’eau, dans les airs. Elle s’est faite par tous les moyens, des charges de cavalerie au corps à corps des tranchées, des bombardements aux chars d’assaut, des gaz au phosphore. Le guerrier n’y a plus guère été que le serviteur et la victime de la machine.

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Louis Autrive (HAUT/ 4ème a partir de la droite)

De la Grande Guerre de 14-18 sort une Europe absolument différente, épuisée, horrifiée, modernisée de force. Elle est une révolution à elle seule, fille de la révolution industrielle et scientifique, mère des révolutions politiques qui créent l’URSS, la République de Weimar et donnent à l’Europe centrale son apparence pour deux décennies, jusqu’à l’Anschluss et l’invasion de la Tchécoslovaquie et de la Pologne par le III° Reich.

Georges Hautot

Elle donne forme au monde et ses conséquences, pour certaines, durent jusqu’à nos jours – à l’image de ces champs de Picardie et de Champagne où, chaque année, les labours révèlent des obus intacts, prêts à éclater.

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Louis AUTRIVE 20 ans
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Citation à l’Ordre du Régiment
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Eugène AUTRIVE
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Louis AUTRIVE médaillé croix de Guerre
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Achille AUTRIVE
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Achille AUTRIVE

Tout cela – et d’abord les massacres – des monuments le rappellent et le commémorent dans les pays belligérants et sur les champs de bataille, où il ne reste plus que des cimetières. Tout cela, dans chaque pays, les livres d’histoire le disent, après les mémoires et les récits écrits par les survivants en Allemagne, en Grande-Bretagne ou en France.

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Louis-autrive-aerostation-1916 Angers avec ses camarades (au centre)

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Eugène AUTRIVE Haut/droite
aerostation angers 1918 autrive
La saucisse
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Armistice

                                                                  

La Ferté Alais en Juillet 1914

Le mois de juillet 1914, eut lieu à la Ferté Alais sa fête agricole et industrielle. Le 16 de ce mois, vit une grande affluence, pour la journée du Comice Agricole, qui fut des mieux réussie.

Elle était le couronnement des efforts des cultivateurs, de leurs fournisseurs en matériel agricole, et en particulier de la Municipalité, en tête de laquelle se trouvait, comme Maire, Monsieur MILLET.

Voilà pourquoi, tous ces efforts conjugués ont donné à cette journée son véritable caractère.

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La fanfare de la Ferté Alais

Et puis, ce qui n’a pas été sans surprendre agréablement la population, ce fut de voir nos deux musiques, alors rivales pour des questions qui font sourire aujourd’hui, participer toutes les deux au défilé qui couronna la fête.

SYMPTÔMES ALARMANTS à LA FERTE ALAIS 

( Août 1914) – Par le Chanoine Desgrandchamps.

« Tout d’un coup, Pendant la dernière semaine de Juillet, des bruits alarmants se répandirent. Chacun renfermant ses louis d’or. On ne voyait plus circuler que les pièces de cinq francs.

Le Samedi 1er août, à 4 heures, le tambour de La Ferté Alais se fit entendre. Personne n’eut le courage de sonner le tocsin, et à 4 heures et demie, le sergent GENET et le Caporal Charles LOYER et leurs hommes en tenue militaire, gardaient la gare.

Le lundi 3 août, jour d’adoration à La Ferté Alais, les Offices furent supprimés.

Le mercredi 5 août, Monsieur le Curé faisait faire la première communion privée à des enfants en retard et le jeudi 6 août alors que tous les plus jeunes étaient partis, votre curé partait à son tour, à l’âge de 40 ans.

C’était la guerre qui devait durer 4 ans et demie, la guerre de 14-18 ».

Départ à la guerre de 14-18

 

Chanoine J. DESGANDCHAMPS

L’Echo Catholique Bull. Mensuel N°74- Mars 1930

Par nos rues, ce fut quotidiennement le défilé des réfugiés, avec leurs bagages entassés sur les voitures.

Presque toutes nos maisons connaissaient la tristesse d’un ou plusieurs départs pour l’armée.

La voie de chemin de fer de Montargis était gardée militairement par les gardes voies, et il fallait un laissez-passer de la mairie, pour aller dans les communes voisines ou traverser la ligne de chemin de fer pour aller au cimetière ou dans les champs.

La voie du CGB avait déjà le pont du cimetière terminé. Il restait à faire celui de la route de Melun, qui sera d’ailleurs exécuté rapidement, mais les rails furent enlevés par la suite pour être employées aux besoins du front.

bon de rationnement La Ferté alais

Les trains sanitaires commençaient à se multiplier, avec leurs nombreux blessés. C’était au passage du train, annoncé à l’avance, à qui porterait quelques douceurs à nos soldats.

On n’avait que quelques rares journaux que jetaient, en passant, les trains de Paris. Des groupes se formaient alors autour du volontaire qui, juché sur une brouette, lisait les nouvelles à hautes voix.

Le soir du 4 septembre, La Ferté Alais fut alertée par l’incendie des meules de blé et d’avoine appartenant à M. RIVET, sur le Tertre.

Ce qu’il y avait encore d’hommes valides, vinrent prêter main forte aux gendarmes et aux quelques pompiers encore présents.

Mais leurs efforts furent vains, vu le manque d’eau, tout fut brûlé.

Monsieur PARADIS un Fertois à VERDUN pendant la guerre de 14-18 :

Monsieur Paradisbonne conduite (3)

le republicain paradisle repu

HÔPITAL MILITAIRE N° 291 de LA FERTE ALAIS (1914-1919)

maison de retraite hopital militaire de la Ferté Alais

Dès l’ouverture des hostilités, le Comité des Dames Françaises de La Ferté, se mît à la disposition de M. le Docteur AMODRU, député de l’arrondissement d’ETAMPES, représentant, auprès de l’Association, le Gouverneur Militaire de Paris, et ces offres de service ayant été agréées, l’hôpital auxiliaire fut définitivement fondé le 15 août 1914, sous le nom d’Hôpital Auxiliaire N° 291. Le 31 août 1914, il recevait ses premiers blessés.

M. Kunzé a confié à EUROPEANA une correspondance adressée à M. et Mme Subercaze, respectivement médecin-major de réserve au 126e régiment d’infanterie et directrice de l’hôpital des Dames françaises, dépendant de la Croix rouge, à la Ferté-Alais (Seine-et-Oise). Mme Subercaze est la principale destinataire de ces lettres et cartes postales qui témoignent, souvent avec chaleur, de la reconnaissance des soldats à l’égard des médecins qui les ont soignés.

docteur Amodru

                                              Monsieur Le Docteur AMODRU

Le local :

Madame DUBREUIL avait offert sa maison ( actuelle Maison de Retraite et son parc qui n’était pas loti comme maintenant et s’étendait jusqu’à l’Essonne). A l’époque, avant les transformations qui ont été faites depuis, le grand vestibule de la Maison, servait de bureau et de parloir.

Le grand salon et les deux petites pièces à la suite, furent transformées en salle de 2, 5 et 8 lits. Au rez-de-chaussée, se trouvaient aussi la lingerie, la salle à manger, l’office et la cuisine.

Au premier étage, était la réserve pour chambre à quatre lits et une grande chambre à 10 lits.

juin 1916

Des lavabos furent installés dans les couloirs.

Une bonne eau de source, se trouvait à proximité, auprès des communs qui comprenaient tout le groupe de bâtiments de droite, en entrant par le grand portail. Ce bâtiment est occupé actuellement par le jardinier.

Ressources :

Grâce à l’appel des Dames du Comité, des dons en argent et en literie furent recueillis rapidement dans le pays et les environs. Dès la 2ème quinzaine d’août, vingt lits complets furent installés et bientôt, il y en eu trente avec le nécessaire.

Le 15 mai 1916, le conseil d’Administration de la Caisse d’Epargne d’Etampes remis 250 francs, à titre de don, à l’hôpital auxiliaire N 291.

Le service de Santé allouait 250 francs par nouveau lit ( une fois donné) et deux francs par journée d’hospitalisation par homme.

La société Franklin envoyé des livres, le Comité de Londres et le Comité Américain envoyèrent des pyjamas, des objets de pansements, des lainages.

Le Conseil d’Administration :

Dès le début, l’hôpital eut son Conseil d’Administration qui se réunissait les 1er et 3ème lundi de chaque mois. Jusqu’au 28 mars 1915, le Conseil fut présidé par Monsieur Eugène MILLET, maire.

Le docteur PARA, en fut le médecin-chef jusqu’à sa mort en 1916. Il fut remplacé par le docteur JARS, qui ne resta qu’un mois à La Ferté, puis de fut le docteur LAFON, suppléant du docteur SUBERCAZE, qui lui-même de retour à La Ferté assura le service jusqu’à la fin.

Fonctionnement :

Ouvert le 31 août 1914, l’Hôpital reçut 8 blessés, dont l’un, METIVIER, blessé au cou et à la tête, mourut le 15 septembre, et

les 7 autres sortirent guéris, avant la fin de l’année. Pour veiller ces blessés, il y eu un service bénévole de gardes de nuit.

Fermé depuis fin décembre 1914, l’hôpital ouvrit à nouveau en avril 1915, avec les mêmes bonnes volontés, mais sans gardes de nuit, car, dorénavant, il ne recevra guère que les convalescents.

Jusqu’au 2 février 1916, furent reçus 72 convalescents, dont Monsieur Gilbert LAVICTOIRE, de La Ferté ; Monsieur GOYARD, qui s’est marié en 1918 avec Mademoiselle G. GOUST, cuisinière depuis le début ; Mohamed BEN ASSEN, Marocain de Meknès, toujours dehors ; amis de tous les habitants, très fort au jeu de dames, prétendant que dans son pays, les chameaux seuls restaient enfermés ; BOLLIENGIER, Parisien, amputé, qui reçut la Croix de Guerre dans le parc ; POULAIN, tué plus tard au bois Le Prêtre ; BEDOUIN, petit Breton, mort à l’hôpital d’Étampes.

Il est intéressant de noter que la dernière entrée à l’hôpital Japonais détaché par le Japon, est celle du 2e classe Joseph Bruyère du 42e Bataillon de chasseurs à pied, blessé le 27 mars 1916 à Douaumont ; lequel avait fait un premier séjour de plus d’un an… à l’HB 4bis (du 3 avril 1915 au 3 juin 1916). Bruyère avait été précédemment évacué sur l’hôpital auxiliaire n°291 de la Ferté-Alais ; puis était revenu à l’hôpital japonais le 23 juin pour poursuivre son traitement à la fondation Michelham de la Croix-Rouge britannique, hôpital qui avait repris les locaux de l’hôtel Astoria.

Sources: les hôpitaux militaires pendant la guerre de 14-18 en l’espèce l’hôpital Japonais

Resté fermé du 2 février 1916 au 31 mars suivant, l’hôpital reçut alors 114 convalescents, jusqu’au 27 décembre 1916, où il ferma ses portes par manque de charbon. L’hiver fut très rude, le lait gela.

Réouvert le 9 juin 1917, l’hôpital reçut 142 soldats jusqu’à la fin de la guerre. Pendant ce temps, l’on eu un mort : le bulgare STOYANOF. Tous nos hospitalisés gardèrent le meilleur souvenir de la Ferté. De nombreuses lettres reçues, après leur départ en font foi.

L’hôpital fut fermé définitivement le 31 janvier 1919, après avoir reçu 350 blessés.

MORT de Monsieur EUGÈNE MILLET,

MAIRE DE LA FERTE ALAIS, le 28 MARS 1915:

Eugène Millet Maire de la Ferté AlaisRevenons un peu en arrière.

Le jour des Rameaux, 28 mars 1915, on eu à déplorer la mort de Monsieur MILLET, maire de La Ferté-Alais. La veille, comme il reconduisait son collègue de Boutigny, Monsieur DAVID, de la commission de ravitaillement, il fut abordé, pour quelques mots à lui dire, par un habitant du Grippet, coutumier de réclamations, fort en paroles, mais que l’on ne croyait pas capable d’un mauvais coup. Monsieur MILLET voulu, sans doute, finir la conversation qui l’occupait et n’écouta pas l’importun.

plaque commemorative Eugène Millet

Celui-ci, qui avait déjà été enfermé pour folie éthylique, et qui devait être en liberté que grâce à l’intervention répétée de Monsieur MILLET, vît rouge, sans doute, et déchargea son fusil à bout portant dans le dos de Monsieur MILLET. Ce crime stupéfia les témoins et l’on devine la consternation de la famille et de la population.

Monsieur MILLET ne mourut pas sur le coup. Il passa encore toute la nuit.

C’est en mémoire de cet évènement pénible, que la rue du Pont de Villiers a été appelée rue Eugène MILLET.

obseques de M. Millet

millet

Aspect de la Ferté Alais en janvier 1919

par M. Le Chanoine DESGRANDCHAMPS:

« Comme votre curé, les hommes rentraient à leur tour. Les soldats démobilisés rentraient dans leurs foyers, mais combien de manquants, d’affaiblis, de mutilés.

D’autre part, tout n’avait pas été rose pour les habitants demeurés au pays, le régime des cartes de restriction, les deuils, les tourments avaient fait blanchir bien des têtes.

Les jeunes avaient grandis, sans bien se rendre compte du grand drame qui venait de se dérouler pour eux ».

Le camps d’aviation installé sur le Tertre, entretenait une garnison et des prisonniers Macédoniens que j’avais eu l’occasion de garder à mes derniers jours d’orient.

Finie pour les uns, la guerre semblait continuer pour les autres. Les conscrits partaient à leur tour, mais la joie du retour et l’idée de la victoire ne pouvait faire oublier tous ces chers disparus ».

Chanoine J. DESGANDCHAMPS

L’écho Catholique Bull. Mensuel N°75 avril 1930

l'armistice

La Ferté Alais a payé un lourd tribu à la guerre 14-18, 27 de ses enfants tombèrent devant l’ennemi:

Les premiers appelés, Eugène CHATONNET et Jean TANCHAUT, sont affectés au 82ème régiment d’Infanterie. Ils transitent par la ville de Montargis, puis cantonnent à Troyes pour gagner le front Belge. Au sommet d’une colline, le 22 août 1914, Eugène CHATONNET, soldat 2ème classe, originaire de la Creuse décède.

Jean TANCHAUT, soldat classe 1916, natif de Seine et Oise, blessé, s’éteindra en 1915 à l’hôpital de Fontainebleau à 19 ans.

Gaston Louis SYLVESTRE, né le 29 novembre 1881 à Corbeil, du 31ème RI, décédera le 2 mai 1916 à la butte de Vauquois (55). Julien Félix RIGOT, soldat du 104ème RI, venu du 31ème RI, né le 2 septembre 1892 à La Ferté-Alais, décédera le 1er août 1917 à 25 ans à Vacherauville – côte de Poivre (55).

Deux fantassins, Antoine GAUTIER âgé de 22 ans, 1ère classe et le sergent du 4ème RI, né à La Ferté-Alais le 10 novembre 1890, Adèle Joseph Louis MARCHAUDON âgé de 26 ans sont tués au fort de Vaux (55) le 5 décembre 1916.

Trois mois auparavant, c’était son frère, le soldat Auguste Emile MARCHAUDON, né le 28 août 1887 à La Ferté-Alais, Caporal du 369ème RI, blessé dans le secteur de Vaux-Chapitre qui décédait le 2 septembre 1916 dans la Meuse à l’ambulance de la ferme de Maujouy de ses blessures de guerre.

La famille LASSALLE est cruellement frappée. Après Etienne, chasseur à pied mort en Alsace, Henri et Olivier-Alphonse, âgé de 18 ans, sont eux aussi victimes, dans la même année dans la Meuse, trois mois avant l’Armistice signé à Rethondes le 11 novembre 1918.

Olivier Alphonse LASSALLE, soldat du 46ème RI, née le 16 mars 1898 à Chalo-Saint-Mars (91), domicilié à La Ferté-Alais, décédera le 1er août 1918 à Jonchery-sur-Vesle (51).

Henri Joseph LASSALLE, né le 14 juillet 1895 à Etampes, soldat du 272ème RI, sera tué dans le secteur de la marmite de la sorcière (Ouest côte 304), domicilié à La Ferté-Alais, décédera le 27 février 1918 à Haucourt (55).

Georges Joseph ANDRY, né le 19 mars 1874 à La Ferté-Alais, infirmier au 24ème SEM, décédera à l’ambulance 231 des suites de blessures de guerre, à 44 ans, le 25 octobre 1918 à Guignicourt (02).

André Lazare Ernest BOUARD né le 1er juillet 1894 à Saint Denis, sergent du 407ème RI, décédera le 5 juin 1918, à l’ambulance de Compiègne de ses blessures de guerre.

Charles GOUST, né le 6 février 1878 dans le Loiret, Soldat de 2ème classe du 89ème RI, mort le 28 février 1915 dans la Meuse.

Marcel Olivier BRANGER, né le 5 octobre 1895 à La Ferté-Alais, adjudant, 1er corps des Zouaves, décédera le 31 août 1918 dans l’aisne.

André Etienne MORIN, né le 4 novembre 1898 à Paris 14ème, Soldat du 23ème régiment, mort le 29 avril 1918 mort en Belgique d’un éclat d’obus.

Théophile Victor Eugène BUISSON, né le 26 novembre 1880 à Etampes, Soldat 2ème classe, du 31ème RI, décédera le 16 octobre 1918, en Allemagne en captivité.

Henri Albert LAPLACE, né le 6 février 1890 à Soisy sur Ecole, Caporal du 4ème Zouaves de marche, 43ème, mort le 15 mars 1916, tué à l’ennemi à Mieuport en Belgique.

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Léon DUFREX, né le 14 novembre 1880 à Sousy la biche, Soldat 2ème classe du 66ème bataillon des chasseurs, mort le 26 septembre 1914 à Hautebraye dans l’Aisne de ses blessures de guerre.

Raoul Georges COUVREUX, né le 30 août 1889 à Essonnes, 2ème canonnier conducteur du 59ème RI, tué à l’ennemi le 15 avril 1917 à Croanne dans l’Aisne.

René Eugène GUIET né le 4 août 1889 à Paris, Soldat 2ème classe du 23ème RI, mort à Vrigny dans la Marne, le 31 août 1915, tué à l’ennemi.

Eugène Adolphe NIVET est né le 31 janvier 1888 de NIVET Alphonse Désiré, Journalier et de Mme Marie Berthe LECLERC sans profession.

Georges ANDRY         Antoine GAUTIER       Auguste MARCHAUDON

E. AUGER                        Charles GOUST              Adèle MARCHAUDON

André BOUARD         René GUIET                       A.MAURICE

Marcel BRANGER     A. HEREAU                          André MORIN

Théophile BUISSON   E. LAFORGUE                  E.NIVET

Eugène CHATONNET  Henri LAPLACE           Julien Félix RIGOT

G. COURTOIS                   Etienne LASSALLE     Gaston SYLVESTRE

Raoul COUVREUX         Henri LASSALLE           Jean TANCHAUT

Léon DUFREX                    Henri LOYER

Il convient de rappeler également que le soldat Anglais BROWN est inhumé au cimetière de la Ferté Alais.

D’autres Fertois s’illustreront pendant la guerre de 14-18:

Alfred GAMBRELLE, Jules DESCHAMPS, Charles DESCHAMPS, Eugène METAUT, Gaspard GANIERE, Pierre Louis JUIF, André BRISEMEUR,

Le Conseil Municipal de la Ferté Alais adresse le 9 novembre 1918 l’adresse suivante:

adresse à Monsieur le Président du Conseil par ls Elus de la Ferté Alais

Le Conseil Municipal de La Ferté Alais, le 8 février 1930 décida d’ériger un Monument aux Morts de la guerre 1914-1918 pour un prix forfaitaire de 18.500 Francs et confia la réalisation à M. Maximilien FIOT, dont la mère habite à La Ferté Alais.

Le montant de la dépense est couvert par 5885,30 Francs, le solde soit 12614,70 Francs relevant d’une souscription publique.

defile des autorites de la Ferté alais

Élève de Prosper LECOURTIER, Maximilien Louis FIOT est un sculpteur animalier de renom, il vécu à La Ferté Alais, 8, rue Saint Firmin et mourut à Corbeil-Essonnes le 19 septembre 1953.

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Il sculpta le lion du monument aux morts de la ville, prés de l’église Notre Dame. Ce lion fut dégrossi par Jules MENET, marbrier, et possède une cavité avec coffret et parchemin).

monument aux morts Lion de Jules Mesnet

 » La municipalité va élever en face de la sacristie, un monument représentant un lion fièrement assis, pour symboliser le « Je suis un peu là » de notre poilu incomparable, toujours roi des batailles comme le lion ».

Chanoine Desgranchamps

L’Écho Catholique N°78 – Juillet 1930

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Afin de sensibiliser les écoliers au souvenir de la Grande Guerre, nous avons distribué dans les écoles de la Ferté Alais, un plaquette sur la guerre de 14-18 à la Ferté Alais qui a reçu un accueil très chaleureux auprès des écoliers et des Maîtres d’écoles que nous tenons à remercier.

plaquette guerre de 14-18guerre de 14

Monument aux Morts de la guerre 14-18 du cimetière de la Ferté Alais:

monument aux morts du cimetierephoto monument cimetiere

   (avant et après restauration – octobre 2014)

Nous disposons encore d’autres témoignages significatifs. Ainsi, notre Société Musicale Fertoise a vu ses activités interrompues depuis juillet 1914 jusqu’en 1918.

la société musicale de la Ferté Alais

juin 1916

« La Société Musicale se composait en grande partie d’hommes jeunes – de 20 à 40 ans. Aussi la mobilisation interrompit complètement son fonctionnement, et c’est également la raison du grand nombre de musiciens tués.

– 8 sur un effectif moyen de 30, soit à peu prés 25%, alors que la proportion nationale des tués par rapport à la population masculine active est de 10 ,5 %. »

Musiciens de la Société Musicale de La Ferté Alais  morts pendant la guerre :

  1. Bouard, Branger, Brisset, Mennecier, Pautras, Pillas, Pinasson, Tanchaut.

Les concerts de l’époque se veulent patriotique à l’exemple de celui donné par la Société Musicale à Juvisy-sur-Orge le 1er octobre 1916.

Société Musicale : 130 ans de musique à La Ferté Alais par M. François RIVET édition 1998.

Nous arrêterons ici la petite histoire de La Ferté Alais.

Les évènements récents ne sont point le propos de cette chronique.

Mais il est certain que d’autres, plus tard, continueront cette petite histoire de notre pays. Ils mettront au point les erreurs et les omissions qui sont de notre fait, quand, dans quelques années, à la cadence dont vont les évènements, il y aura du nouveau sous le soleil Fertois.

Maurice JEULIN

 La petite histoire de La Ferté Alais

Plaque commemorative mairie

Sources :

Maurice JEULIN «  La petite histoire de La Ferté-Alais ».

Chanoine J. DESGANDCHAMPS

L’Écho Catholique Bull. Mensuels N°74- Mars 1930 et N°75 – Avril 1930

Hôpitaux militaires et guerre de 14-18

Société Musicale : 130 ans de musique à La Ferté-Alais par M. François RIVET édition 1998.

Association Histoire au Fil

Article  » Le Républicain » 9/11/2006 – Frédéric DELACOURT

Source: M. PARADIS

Affiches « commémoration guerre de 14 » – avec l’aimable participation de la ville de la Ferté alais

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